Souk El Leffa

Souk El LeffaVivant à l’ombre de la puissante Carthage, Tunis fut une petite ville berbère. Au VIII siècle, elle a commencé son essor quand les Arabes ont fait d’elle un comptoir commercial. Et par la suite, elle se développa autour d’une médina, qui existe encore de nos jours, dotée de mosquées dont la grande mosquée Zitouna est la plus importante. Pour protéger la ville des envahisseurs, la citadelle de la Kasbah ainsi que des remparts furent construites. Avec l’apport des réfugiés musulmans et juifs fuyant l’Espagne de l’inquisition, sa population s’est multipliée.
Avec un centre ville rénové et avec ses anciens quartiers restaurés, Tunis est aujourd’hui une ville moderne qui abrite des Souks qui se situe au cœur de la médina, les souks constituent un grand ensemble d’ateliers et de boutiques. Plaine de ruelles croisées entre elles et qui datent pour la majeure partie, du XIIIe siècle. Les souks sont en effet répartis par corps de métiers, et depuis leur création représentent le centre économique de la capitale. Près de la Grande Mosquée et dans la partie haute, on trouve les métiers et les produits appelés nobles, tels que les parfumeurs. Les autres métiers se trouvent généralement dans la partie basse. Parmi le plus célèbres, on peut citer le souk el Berka, le souk el Koumach ou encore le souk el Leffa.
Souk El-Leffa ou encore Marché des Tissus en laine :
Situé dans les environs de la grande Mosquée Ezzaytouna comme Souk En-nessa et Souk El Attarine, Souk El- Leffa est réputé pour ses tapis est avant tout spécialisé dans le travail de la laine.
Il est aussi nommé marché des Djerbiens ce qui veut dire des commerçants et des marchants originaires de l’île de Djerba installés dans se Souk afin de vendre des vêtements et couvertures en laine tissés à Djerba ou d’autre provenance surtout de Gafsa ou encore du Djérid (Tozeur).
Aussi, on y reconnaît des artisans qui fabriquent le «Safsari», voile traditionnel fait de soie dans lequel s’enveloppe la femme tunisienne.
Le souk el Leffa, dans la médina de Tunis, on circule en contrebas des petites boutiques, celles-ci étant surélevées au moyen de planches à environ 1 mètre de hauteur. En effet, cette différence de niveau permet aux déambulateurs ainsi qu’aux clients de se trouver en face des artisans qui sont accroupis sur leurs nattes, facilitant ainsi l’échange tout en offrant une position plus pratique pour admirer les couvertures et les étoffes. Dans son ensemble, le souk offre une ambiance d’antan, plus calme et plus sereine que celle régnant dans le reste des autres souks.
En général, Les souks sont des ruelles où sont établies de petites boutiques de commerçants et d’artisans de divers corps d’art et de métiers. En effet, il existe une hiérarchie des métiers comme on dit « codifiée ». En tête, on trouve le commerce et l’artisanat des chéchias : dans lequel on trouve des boutiques qui vendent les chéchias ou bonnets en laine, ensuite on trouve les parfums, la sellerie, le tissage de la soie, la confection des vêtements, la fabrication des babouches, le tissage, la poterie et tout en bas de l’échelle, les teinturiers ainsi que les forgerons… Tout près de la Grande mosquée, s’ouvre le souk El Attarine ou le Souk des parfumeurs, bâti au début du XVIIIe siècle. Il surprend par ses échoppes d’autre fois, regorgeant de fioles contenant une grande diversité d’essences, de parfums, d’encens, ainsi que celle de différents ingrédients.
Les commerçants sont accueillants, ouverts et aiment présenter et parler de leur métier. À partir de ce souk, une autre rue mène vers celui nommé Souk Ech-Chaouachya c’est-à-dire, le Souk des marchands de chéchias. Les chaouachya forment l’une des plus anciennes corporations du pays. Ceux qui pratiquent ce métier sont en général les musulmans chassés d’Espagne, des descendants d’émigrés andalous. En effet, à l’intérieur de quelques-unes de leurs boutiques, on peut observer de très belles boiseries. Sur le souk El Attarine, s’ouvrent 2 autres souks. On trouve en premier lieu qui longe la grande mosquée de son côté ouest, est le souk El Kmach celui des étoffe. On remarque la présence de 2 portes en ferme l’accès, dont l’une reflète l’influence hispano-mauresque sur l’architecture tunisienne. En second lieu, le souk El Birka qui le souk el Berka a pour origine le marché aux esclaves noirs de la capitale Tunis. Ce souk est de forme carré, avec une estrade en bois qui s’y trouve au milieu atteste encore de cette époque, enfaite c’était le lieu sur laquelle on présentait les esclaves de couleur noire dans le but de les vendre; elle était alors entourée de voûtes dans lesquelles les potentiels acheteurs participaient aux enchères et était aussi recouverte d’une coupole centrale et de plusieurs voûtes latérales. Aujourd’hui, le souk El Berka est réservé à la vente de bijoux ainsi que de pierres précieuses tout en offrant un vaste choix.
Le souk des Etoffes se prolonge par le souk des Femmes ou Souk En-nessa : Souk des femmes, qui venaient vendre et acheter des produits de l’industrie familiale comme les vêtements féminins dentelles, voiles, etc.… près duquel on trouve le Souk de la Laine et en avançant un peu on trouve le souk du Coton. Le souk el Berka débouche sur le Souk El Leffa où l’on vend toutes sortes de couvertures, de tapis et autres tissages.
Le souk El Leffa se prolonge en effet par le souk es Sarragine ou le Souk des selliers spécialisé aujourd’hui en maroquinerie et édifié au début du XVIIIe siècle. Le souk El Attarine se prolonge par le souk et-Trouk ou le Souk des Turcs dans le quel on trouve le café Mrabet, se distingue par un style traditionnel, et le restaurant Mrabet qui propose des mets de la haute gastronomie tunisienne.
Enfaite, il existe d’autres souks comme celui nommé souk el-Blaghgia où on vend des pantoufles fabriquées en cuir pour les femmes, les hommes, et les petits. Souk El-Blat, souk En-Nhas : le cuivre, souk El-Kébabgia souk Es-Sabbaghine (teinturiers) ou encore Souk el-Grana, dans lequel on vend aujourd’hui des vêtements et des couvertures.


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