Monastir

Position géographique privilégiée, Une des plus belles régions du littorial tunisien, Monastir constitue un microcosme de la Tunisie. Infrastructures modernes Palais de congres entièrement climatise avec capacité de 1000 places et équipe de sonorisations, cabines de traduction et des salles de commissions. La ville s’est dotée d’une hôtellerie de premier ordre avec des luxurieux complexes hôteliers de premières catégories.

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Monastir est une ville côtière située au centre-est de la Tunisie. Elle se distingue principalement par ses activités touristiques. En effet, elle est devenue l’une des plus belles et des plus importantes stations balnéaires du pays et ce grâce à ses paysages côtiers superbes, sa situation géographique privilégiée, ses magnifiques hôtels situés à Skanes, à la beauté de ses plages de sable blanc, et aussi à la richesse de son patrimoine culturel.
Monastir arbore fièrement son héritage historique, et ses monuments témoignent d’un passé riche et glorieux : le Ribat, bâti au 8e siècle, est la plus ancienne forteresse du pays et attire plusieurs milliers de visiteurs. La mosquée et le mausolée Bourguiba, qui honorent la mémoire du 1e président de la Tunisie, font partie des plus beaux monuments de la ville.
Le vieux Monastir présente, quant à lui, un univers chaleureux et spontané. Il regorge d’activités ; il offre le spectacle de ses ruelles avec ses boutiques artisanales, le bazar de tapis, ou le marché aux effluves envoûtantes et aux couleurs chatoyantes.
Grâce à la tiédeur du soleil, à la douceur du climat et à la pureté de l’eau de mer, la cité garantit des vacances de rêve. Les promenades sur les quais de la Marina permettent à ses visiteurs de sentir la douceur de la brise marine et de profiter des terrasses de cafés et des restaurants. Les appartements qui se trouvent dans cette station offrent une magnifique vue sur la mer. La ville propose un large choix d’activités ludiques et sportives ; on trouve des bases nautiques bien équipées et deux terrains de golfs. On peut aussi pratiquer la plongée sous-marine, l’équitation, le tennis et le tir à l’arc. Les excursions à motivation culturelle sont également disponibles.

Monastir est une ville côtière du Sahel tunisien, au centre-est de la Tunisie, située sur une presqu’île au sud-est du golfe d’Hammamet, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Sousse et à 162 kilomètres au sud de Tunis. En 2004, la population de la municipalitéatteint 71 546 habitants.
Toponymie
Le nom de la ville proviendrait du mot « monastère » (monasterium enlatin)5,6 même s’il reste un sujet de débat. Selon Hassan Hosni Abdelwaheb, le nom a une origine arabe, elle-même empruntée au termegrec monastrion, ayant la signification de monastère et répandu dans l’Empire byzantin pour décrire les forts bâtis sur le littoral méditerranéen. Pour Sliman Mustapha Zbis, les habitants du pays avaient l’habitude, avant la conquête musulmane, de désigner par ce nom « la société chrétienne désirée par les moines ». Ils ont donc nommé les forts musulmans par le même terme que les abbayes chrétiennes.

Rivages environnants
Monastir est une presqu’île entourée par la mer Méditerranéesur trois côtés et formant, vers le sud, le golfe du même nom, qui s’étend jusqu’au cap de Rass Dimass. Elle offre des paysages diversifiés, notamment ses plages sableuses et rocheuses ainsi qu’une falaise s’étendant sur près de six kilomètres.

Histoire

Monastir fait partie, avec Kairouan et Sousse, des premières villes arabes fondées en Ifriqiya. Elle est bâtie sur les ruines de l’ancienne ville punico-romaine de Ruspinadont l’existence s’étend sur près de dix siècles, du IVe siècle av. J.-C. au VIe siècleap. J.-C.8. Lors du conflit hispano-ottoman, qui dure tout au long du XVIe siècle, Monastir est la cible d’attaques des deux belligérants. La population réussit à éviter une annexion par les Espagnols en 1534 et la ville s’organise sous la forme d’une république populaire. Même si elle tombe pendant quatre ans sous leur coupe en1550, elle est définitivement libérée par les Ottomans en 1554 pour être rattachée à la Régence de Tunis dès 1574.
Elle redevient alors le chef-lieu du caïdat de la région qui existait déjà sous les Hafsides, et ce dès le début de la présence turque en Tunisie. Laissée pour compte sous le protectorat français de Tunisie, Monastir retrouve son statut, en devenant lechef-lieu du gouvernorat du même nom, car elle est la ville natale du nouveau président Habib Bourguiba qui s’y fait par la suite construire de son vivant un mausolée dans lequel il est désormais inhumé, ainsi qu’un palais présidentiel à proximité de la ville. La mosquée Bourguiba, datant de 19639, fut aussi érigée en son honneur et l’aéroport international porte également son nom.
Monastir est aujourd’hui une importante ville universitaire dont les étudiants représentent un cinquième de la population. Avec Sousse et Sfax, la ville est devenue grâce à son port un point de transbordement pour le marché de l’huile d’olive. Elle est également, depuis les années 1960, l’un des centres les plus importants du secteur touristique tunisien, en particulier pour sa station balnéaire de Skanès.

Architecture et urbanisme
Le ribat de Monastir a été érigé par le wali Harthama Ibn Ayoun sur ordre du calife abbasside Haroun ar-Rachid en 79611comme moyen de défense contre les attaques de la flotte byzantine en Méditerranée. Il représente, avec le ribat de Sousse, l’une des deux forteresses les plus importantes de la côte du Sahel. D’après des messages relevant de l’histoire locale et datant du début du Xe siècle, c’est un mérite que de séjourner dans ce ribat connu sous le nom de Grande forteresse. Un service de garde de trois jours au ribat est alors considéré comme une grande action religieuse, car les musulmans sont tenus de protéger leur patrie. Ce mérite était amplifié pendant les croisades.
La forteresse était perçue, aussi bien parmi les combattants que parmi les ascètes, comme un lieu de pèlerinage et deméditation pour les fêtes religieuses comme l’Achoura ou le ramadan. À l’étage supérieur de l’aile sud-est se trouvait une petite mosquée abritant un mihrab. Elle est aujourd’hui utilisée comme musée où sont exposés des objets provenant de la région ainsi que de Kairouan.
Parmi les monuments importants de la ville figure également la Grande Mosquée de Monastir, édifice en pierre de taille d’architecture sobre élevé au IXe siècle puis agrandi au cours des XIe et XVIIIe siècles12.

Monastir possède un musée des arts islamiques, inauguré le 5 août 1958 et qui est logé au premier étage de l’aile sud du ribat ; il comporte près de 300 œuvres (fragments de bois, stèles funéraires, céramiques lustrées, etc.) et reçoit chaque année la visite de presque 100 000 visiteurs13.
Le festival d’été de Monastir est organisé annuellement au sein du ribat et se poursuit pendant une période de trois à quatre semaines, offrant de nombreux spectacles musicaux, théâtraux et même cinématographiques.
À quelques kilomètres du centre-ville, le centre culturel de Monastir fondé en 2000accueille des manifestations culturelles diverses. En son sein, plusieurs associations culturelles dédiées principalement à la peinture, la musique et le théâtre y exercent leurs activités. Ce centre vient remplacer l’ancien centre culturel situé au cœur même de la ville ; il conserve quelques activités essentiellement estudiantines.
L’Union des écrivains monastiriens est une association dont le local est situé dans la cité Chraka de l’ancienne ville. Elle accueille plusieurs membres et organise diverses rencontres culturelles.
Musique
L’ethnomusicologue et clarinettiste Hassine Haj Youssef figure parmi les personnalités les plus actives de Monastir dans le domaine musical. Disciple de Salah El Mahdi, il est aussi le père du violoniste et compositeur Jasser Haj Youssef. Il est professeur au Conservatoire national de Monastir et à l’Institut supérieur de musique de Sousse. Il a adapté la méthode deZoltán Kodály à l’enseignement de la musique arabe, il est aussi producteur de plusieurs émissions de musique traditionnelle et d’anthropologie à Radio Monastir et à la télévision nationale.
Depuis 2005, il consacre son temps à la composition et aux recherches sur les musiques soufies de Tunisie.
Héraldique
Le drapeau qui surmonte le blason au centre des armoiries de la ville (moitié blanc, moitié rouge avec un croissant bleu) a été hissé sur le ribat de Monastir vers 1500.
Enseignement

La ville de Monastir dénombre quatre collèges de deuxième cycle de l’enseignement de base : Collège Ali-Bourguiba, Collège Moufida-Bourguiba, Collège Hédi-Khefacha et Collège pilote, compétent pour les gouvernorats de Monastir et Mahdia. Quant aux lycées, ils sont au nombre de trois : lycée Fatouma-Bourguiba (ancien lycée de garçons), lycée Bourguiba (ancien lycée de jeunes filles) et lycée pilote, qui a ouvert ses portes pour l’année scolaire 2003-2004.
Monastir est par ailleurs le siège de l’Université de Monastir fondée le2 septembre 2004 et qui couvre les gouvernorats de Monastir et Mahdia. Sur les seize établissements qui en dépendent, dix sont localisés à Monastir : les facultés des sciences, de médecine, de médecine dentaire et de pharmacie ; l’École nationale d’ingénieurs et l’École supérieure des sciences et techniques de la santé ; les Instituts supérieurs de biotechnologie, d’informatique et de mathématiques et des métiers de la mode ; l’Institut préparatoire aux études d’ingénieurs14.

Entrée de la faculté de médecine dentaire et de la faculté de pharmacie de Monastir
L’effectif des étudiants de Monastir dépasse les 27 000 en 2007-200815, ce qui fait de la ville l’une des plus importantes en matière d’études universitaires avec Tunis, Sfax et Sousse.
Dialecte

Le dialecte monastirien présente les caractéristiques du dialecte parlé dans l’ensemble du Sahel tunisien, le mot le plus caractéristique étant le pronom de la première personne du singulier « eni ». Cependant, il existe quelques spécificités locales, surtout au niveau de l’accent plus grave et plus accentué, avec le dernier mot de la phrase finissant généralement par le é, notamment dans la forme interrogative. Quelques mots sont prononcés exclusivement par les Monastiriens comme okhdhé, qui exprime la stupeur ou la mise en garde, et dourchi, synonyme de « peut-être ».

La ville est connue pour plusieurs plats phares, notamment le couscous au cherkaw, auquel un festival local est dédié chaque été depuis 2004 ; celui-ci est organisé par une association spécifique sous le patronage du gouverneur. Le poisson salé, un plat préparé à base de poisson (généralement du mulet) cuit à la vapeur accompagné de tomates pelées, d’harissa, de raisins secs et d’oignon, est consommé très souvent à l’occasion de la fête de l’Aïd el-Fitr.